Pour de nombreuses personnes, tenter d’atteindre un poids plus favorable à la santé ressemble à un cycle sans fin d’efforts, de plateaux et de reprise de poids. Beaucoup se sentent frustrées, voire découragées — mais comme l’explique la Dre Megha Poddar, spécialiste en gestion du poids, la difficulté ne vient pas d’un manque de volonté. Elle est biologique. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il existe aujourd’hui de véritables traitements fondés sur des données probantes qui travaillent avec votre biologie plutôt que contre elle.
Pourquoi le régime et l’exercice seuls ne fonctionnent souvent pas
Pendant des années, le message était simple : manger moins et bouger plus. Mais la recherche — et l’expérience vécue — montrent que ce conseil ne correspond pas à la science de l’obésité.
« Nos hormones changent, notre système de régulation de l’appétit change, notre métabolisme change. Et soudainement, notre corps se met à lutter contre nous, si bien que chaque fois que nous perdons du poids, nous finissons par le reprendre », explique la Dre Poddar.
Lorsque vous réduisez les calories, le cerveau augmente la faim et ralentit le métabolisme afin de défendre le poids le plus élevé atteint. C’est pourquoi tant de personnes se retrouvent prises dans le cycle des régimes yo-yo.
La Dre Poddar ajoute : « Quand on suit un régime, on atteint un plateau, puis on reprend le poids… ce n’est pas de votre faute. C’est ainsi que notre corps et notre biologie sont conçus. »
L’obésité est une maladie chronique — pas un manque de volonté
Comprendre l’obésité comme une maladie chronique change tout. Au lieu de vous blâmer, vous pouvez reconnaître que votre corps tente de vous protéger — même lorsque ces mécanismes rendent la perte de poids difficile.
La Dre Poddar l’explique ainsi : « Lorsque vous restreignez les calories, votre corps et votre cerveau vont lutter contre vous… c’est le principe fondamental pour lequel nous qualifions l’obésité de maladie chronique. »
Les Lignes directrices canadiennes de pratique clinique sur l’obésité chez l’adulte (2025) vont dans le même sens : l’obésité nécessite une prise en charge à long terme, tout comme le diabète ou l’hypertension. Les solutions à court terme ne suffisent pas; le traitement doit cibler la biologie sous-jacente — notamment les systèmes de l’appétit et de la récompense dans le cerveau.
Le rôle du cerveau : comprendre le « bruit alimentaire »
De nombreuses personnes décrivent un bavardage mental constant autour de la nourriture — ce que les patients de la Dre Poddar appellent le bruit alimentaire.
« Il s’agit d’un déclencheur subconscient dans les centres de motivation de notre cerveau qui nous pousse à chercher de la nourriture pour la récompense et le plaisir. C’est subconscient, donc on ne se rend pas vraiment compte qu’il est là », explique-t-elle.
Les traitements qui apaisent ce système hyperactif facilitent les choix alimentaires et permettent de se sentir plus en contrôle face à la nourriture.
Les traitements fondés sur des données probantes : les trois piliers
Selon la Dre Poddar et les lignes directrices canadiennes, le traitement de l’obésité devrait reposer sur trois approches éprouvées :
- Les interventions psychologiques ou comportementales — pour soutenir l’état d’esprit, les habitudes et les stratégies d’adaptation
- Les médicaments — pour cibler l’appétit, les mécanismes de récompense et la satiété dans le cerveau
- La chirurgie bariatrique — pour les personnes qui répondent à des critères cliniques précis
La Dre Poddar explique : « La raison pour laquelle ces approches sont efficaces à long terme, c’est qu’elles traitent toutes le symptôme fondamental du désir ou de l’appétit. » L’alimentation et l’activité physique demeurent essentielles à la santé globale, mais elles deviennent plus efficaces une fois que la biologie est prise en compte.
Comment fonctionnent les médicaments — et quoi demander
Les lignes directrices de 2025 reconnaissent six médicaments approuvés par Santé Canada pour la prise en charge à long terme de l’obésité : le liraglutide, le sémaglutide, le tirzépatide, la naltrexone/bupropion, l’orlistat et le setmélanotide (pour certaines formes génétiques d’obésité).
Ces médicaments agissent de différentes façons :
- Certains augmentent la sensation de satiété et réduisent la faim
- D’autres apaisent le circuit de la récompense, diminuant les fringales et le bruit alimentaire
- Plusieurs améliorent aussi la santé métabolique et cardiovasculaire, indépendamment de la perte de poids
La pharmacothérapie doit toujours être personnalisée. Les doses sont ajustées selon la réponse, les effets secondaires et les objectifs de santé. Et comme l’arrêt du médicament entraîne souvent une reprise de poids et une perte des bénéfices pour la santé, une utilisation à long terme peut être nécessaire.
Les lignes directrices mettent en garde contre les médicaments composés ou non approuvés, qui ne bénéficient pas d’une surveillance adéquate en matière de sécurité.
L’importance du soutien et des soins spécialisés
La Dre Poddar souligne que les soins en obésité sont les plus efficaces lorsque les patients travaillent avec un professionnel compétent et bienveillant — et non par le biais de prescriptions rapides en ligne. « Les seules personnes qui souhaitent vraiment prendre un médicament sont celles qui comprennent et acceptent comment ces médicaments agissent dans leur corps, et pour qui cela en vaut la peine. »
Un professionnel de la santé qualifié peut vous aider à :
- Comprendre comment un traitement agit dans votre corps
- Ajuster la posologie de façon sécuritaire
- Suivre les progrès en fonction de l’amélioration de la santé, et non seulement du chiffre sur la balance
Redéfinir la réussite
Les lignes directrices et la Dre Poddar s’entendent : la réussite concerne la santé, pas un chiffre. « Ce n’est pas parce que votre poids est plus bas que vous êtes en meilleure santé. Votre santé est définie par vos comportements », affirme la Dre Poddar.
Recherchez des améliorations de l’énergie, de la mobilité, du sommeil, de la tension artérielle ou de la glycémie comme de véritables signes de progrès. Elle ajoute : « La seule chose sur laquelle nous n’avons aucun contrôle dans tout ce parcours, c’est le poids. Pourtant, nous mettons tellement d’importance — et toute notre définition de la réussite — sur quelque chose que nous ne contrôlons pas. C’est une recette pour l’échec. »
Prendre la parole pour soi
Avant tout, votre voix compte. Vous méritez des soins qui respectent vos objectifs, vos valeurs et votre biologie.
« Défendez ce que vous souhaitez obtenir du traitement et assurez-vous de recevoir le soutien dont vous avez besoin tout au long de votre parcours. » — Dre Poddar
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Si vous souhaitez atteindre un poids plus sain, consultez notre localisateur de médecins pour en trouver un près de chez vous qui est spécialisé dans le traitement médical du poids. Il existe aujourd’hui des traitements médicaux non chirurgicaux sûrs et efficaces qui ont fait la preuve de leur efficacité à long terme.
Perdre du poids et le maintenir est plus facile avec un soutien. Recevoir un message gratuit chaque semaine avec des conseils, de la motivation et du soutien avec l’Hebdo Mon Poids… Les participants disent que cela les a vraiment aidés à rester sur la bonne voie avec leurs objectifs !
CET ARTICLE A ÉTÉ COMMANDITÉ PAR NOVO NORDISK. TOUT LE CONTENU EST CRÉÉ DE MANIÈRE INDÉPENDANTE PAR MON POIDS — CE QUE JE DOIS SAVOIR, SANS AUCUNE INFLUENCE DE NOVO NORDISK.
